Le syndrome de la page blanche
Par Mo le lundi 28 janvier 2008, 09:31 - Le parcours du combattant - Lien permanent
Sans relâche je veille. Comme le chien fidèle je ne dors jamais que d’une oreille légère. Prête à l’emploi.
Blanche, je me sens nue. J’attends ta main. Mon cher scribouillard pose ta plume sur mes hanches. À toi, mon auteur, de me donner vie. Réfléchis au message que tu veux faire passer à ton lecteur. Le style de ta plume donnera-t-il envie de me lire. Soigne bien ton geste. Pour toi, je me ferais belle et délicate. Dynamique ou éloquente, je serais le reflet de ta personnalité.
Éloigne Minou de la table ; ces p’tites pattes pourraient me salir une fois terminée, ce serait bien dommage étant donné le temps que tu as passé à me rédiger.
Pose-toi les bonnes questions. À qui écris-tu ? Pour quelle raison ? Et surtout dans quel but ? Avant toute chose, renseigne-toi bien sur les personnes que tu veux contacter. Sur leur état actuel, leurs projets et leurs attentes. Je serais réussie à une seule raison : si tu crois à ce que tu rédiges. Ne m’écris pas pour soulager ta conscience ou pour évoquer un semblant de motivation, mais fais-moi vivre parce que tu veux ce poste. Donne envie à ton lecteur de te rencontrer…


Commentaires
La contribution la plus originale! Ca donne envie de s'y mettre! :)
(et bravo pour l'habillage du blog)
merci Véronique...
Je me mets également aux lettres. Quel calvaire, je n'ai pas d'inspiration !
Quelle prose! Et si tu faisais écrivaine publique?
Merci Franck
Ecrivain publique j'y ai déjà pensé mais il y a très peu de débouchés.
oups ! écrivain publiC